Gregory Mion – L’Amérique cinquante et des poussières

Unicite, 344 pages.

gregory-mion-lamerique-cinquante-et-des-poussieresGregory Mion nous emmène au pays de l’Oncle Sam, là où tout n’est qu’’excès (grandeur et décadence) et opportunités. En cinquante courts chapitres (un par État fédéré) soigneusement rédigés, ce sont plusieurs personnages aux destins imbriqués que le lecteur suivra – destinées dramatiques, drôles, et parfois extraordinaires. De la production du maïs aux orchestres symphoniques, bienvenue dans un monde où l’individu ne s’appartient plus.

Il était une fois…

Un détestable magnat du maïs boulimique, un restaurant français qui s’écroule avec fracas, une jeune femme pleine de talent qui sort avec un Chicano constructeur de labyrinthes, une famille endeuillée après un accident de voiture, etc. Des dizaines de saynètes qui se recoupent, s’auto-référencent jusqu’à former un tableau complet contant une certaine histoire de l’Amérique.

Critique de L’Amérique Cinquante et des Poussières

Deux petites choses à savoir avant d’entrer dans le vif du sujet. D’abord, en préface, l’auteur explique comment il a entrepris d’écrire un chapitre du présent ouvrage par jour. 2 mois de boulot acharné après son séjour aux States pour un résultat impubliable – il a l’honnêteté de l’avouer lui-même. Puis la volonté de ressortir des limbes numériques son projet pour le rendre présentable. Enfin, Gregory M. est une connaissance épistolaire du félin qui s’émerveille, à chaque fois, de sa prose. Voilà pour la subjectivité du billet.

Là encore, c’est le style du trentenaire qui fait de ce tour d’horizon de l’Amérique un voyage d’exception. Le vocabulaire est d’une richesse incroyable, c’est de la chirurgie de haute précision qui s’attache à plong